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Location de bureaux : qu’est-ce que les entreprises recherchent?

L’arrivée d’immeubles de bureaux neufs et rénovés sur le parc locatif a depuis plusieurs années eu pour effet d’augmenter le taux d’inoccupation global des immeubles. Toutefois, on remarque que quelques quartiers, à Québec comme à Montréal, font l’objet d’une forte demande sur le marché de la location de bureaux. Quels sont ces espaces de bureaux qui sont très recherchés et très peu inoccupés ?

La tendance générale

Force est de constater que sur l’ensemble du pays, les entreprises se tournent vers les locaux neufs ou hautement performants, plutôt que des bâtiments prestigieux, et que l’engouement pour les édifices LEED ne faiblit pas.

Les locaux permettant de réaménager l’espace en fonction des besoins sont très prisés, et selon les prévisions, les candidats locataires devraient continuer à se détourner des locaux traditionnels au profit des bureaux de type loft. Compte tenu de l’abondance de l’offre en matière de bureaux, un nombre croissant d’entreprises cherchent à optimiser leur espace et à croître ainsi leur productivité, en privilégiant les espaces qui permettent d’augmenter leur dynamisme et leur efficacité.

Le marché montréalais de la location de bureaux

Après plusieurs années de croissance économique modérée, Montréal renoue avec son dynamisme et capte des entreprises d’envergure nationale et mondiale pour la location de ses bureaux.

Les immeubles de catégorie supérieure ont le vent en poupe et l’arrivée de nouveaux locaux sur le marché a visiblement dopé la demande. La Tour Deloitte, qui dispose de 513 000 pieds carrés commercialisés depuis moins de deux ans n’a plus que des locaux vacants de 20 000 pieds carrés, les surfaces inférieures étant toutes louées. Il en va de même pour la Tour Aimia, inaugurée voici trois ans, dont les espaces disponibles se comptent sur les doigts de la main.

Les espaces de briques et de poutres situés dans les corridors en périphérie du cœur du centre-ville ont la cote. Car les immeubles plus anciens, une fois rénovés, continuent d’attirer les locataires, et notamment les entreprises œuvrant au sein d’industries créatives.

Bien que le taux d’inoccupation des bureaux avoisine 16% sur Montréal, trois secteurs restent fortement demandés : le Quartier International, la Cité du Multimédia ou encore le Vieux-Montréal, qui affichent un taux d’inoccupation situé entre 5 et 8%. A contrario, le Westmount, la rue Sherbrooke et l’Avenue McGill College sont en perte de vitesse comme l’indique leur taux d’inoccupation qui varie de 12 et 15%.

Le marché de la location de bureaux à Québec

Québec compte plus de 23,8 millions de pieds carrés d’immeubles de bureaux et si l’on exclut les bâtiments occupés par les gouvernements, le marché de la location représente 16,6 millions de pieds carrés sur la ville.

A Québec, les immeubles de bureaux sont essentiellement concentrés sur trois secteurs qui sont le centre-ville, Sainte-Foy et le nord-ouest. Actuellement, le marché de la location de bureaux se porte plutôt bien grâce à une demande soutenue qui s’explique par le fait que les loyers figurent parmi les plus abordables au Canada.

Le taux d’inoccupation des bureaux est de 6,3% pour l’ensemble de la région de Québec. Mais il existe des niches qui affichent un taux inférieur, car les locaux disponibles y sont une denrée rare. Le cas du boulevard Laurier dans l’arrondissement de Sainte-Foy Sillery-Cap-Rouge en est un exemple criant : le taux d’inoccupation des bureaux n’y est que de 3,6%. Même scénario en ce qui concerne les espaces de bureaux situés sur la colline parlementaire, qui compte très peu de locaux vacants et affiche un taux d’inoccupation de 3,7%.

À l’heure actuelle, les entreprises recherchent des bureaux neufs, rénovés et situés dans certains quartiers particuliers. Et nombreuses sont celles qui profitent de l’offre abondante pour choisir des locaux s’adaptant parfaitement à leurs besoins : après tout, elles auraient tort de s’en priver.